Je me pardonne

0
“Je me pardonne aujourd’hui, en prenant conscience et en acceptant que tout est juste, je comprend que mon chemin est parfait. Il n’y a pas d’erreurs. Je n’ai rien fait de mal.  Je ne pouvais pas savoir ce que je sais aujourd’hui.  Tout ce que j’ai vécu, absolument tout, est juste.
Je prends conscience de toute la maltraitante que j’ai pu m’infliger et autoriser sur moi simplement parce que j’étais dans l’ignorance de ma propre ombre qui demandait à être transmutée en lumière. Je voulais juste être aimé(e) pour ce que je suis. Je ne savais pas encore que moi même je ne me reconnaissais pas et ne m’aimais pas à ma juste valeur.
Je me pardonne d’avoir cru ne pas être aimable, désirable et ne pas avoir ma place dans ce monde.
Je me pardonne d’avoir cru toutes ces horreurs sur moi, de mon propre manque de considération, mes propres insultes, injures et injustices.
Je me pardonne de mon propre manque de respect et de ne pas y avoir veillé.
Je me pardonne d’avoir cru ne pas le mériter, de ne pas en être digne, pensant ne pas être à la hauteur, assez aimable pour recevoir ce que je donnais naturellement aux autres sans conditions.
Je me pardonne d’avoir dû me justifier et prouver aux autres que j’étais une personne aimable et d’avoir tout fait pour l’être, d’avoir tout accepter d’eux pour espérer un geste, un acte…une miette.
Je me pardonne mon non soutien, mon propre sacrifice.
Je me pardonne ma propre trahison, celle de mon coeur, de mon être, de mon droit à l’existence, à la différence. Je me pardonne d’avoir trahie mon Unité, ma lumière. Je suis unique.
Aujourd’hui je réalise que je suis le/la seul(e) à m’être abandonné(e) en m’alignant aux autres pensant qu’ils m’aimeraient. Je me pardonne d’avoir attendu des autres quelque chose que moi même je ne me donnais pas. Je me pardonne d’avoir exigé cela d’eux, de leur avoir reproché ce non soutien, leur abandon. Je me pardonne de leur avoir donner du pouvoir en croyant cela.
Je pensais bien faire. Je voulais juste que l’on m’aime et que je sois reconnue comme quelqu’un de bien. J’ai tellement eut peur que l’on croit l’inverse de moi.
Je me pardonne d’avoir cru que si on ne me donnait pas d’amour c’était parce que je n’étais pas quelqu’un de bien.cela n’a rien à voir, je le sais maintenant.
Je me pardonne d’avoir été dans la confusion et de ne pas avoir su faire la part des choses. Je ne sais pas tout.
Je me pardonne d’avoir fait souffrir les autres parce que moi aussi je souffrais. Je me pardonne de ne pas être encore guéri(e).
Je me donne le droit à l’ignorance, à la souffrance. Je me pardonne d’avoir cru que je n’en avais pas le droit, que j’étais moins important(e) que les autres ou que j’en avais moins besoin. 
Je me pardonne de m’être pris(e) trop au sérieux parfois et avoir cru ce que signifiait aider. Pensant savoir aider, j’ai cru que j’étais responsable des autres, de leur malheur comme de leur bonheur.
Voulant être indispensable pour exister aux yeux des autres alors que je n’existais à mes propres yeux, je me pardonne d’avoir fait semblant, de m’être caché(e), d’avoir menti et d’avoir eut honte.
Je me pardonne d’avoir cru que j’étais inférieur(e) ou supérieur(e) aux autres. Mon propre paradoxe a été un tourment. J’étais perdu(e).
Je me pardonne ma lâcheté, mes paniques et d’avoir essayé de tout contrôler pour que rien ne m’échappe pour ne plus souffrir tellement j’avais mal.
J’avais fermé mon coeur pour le protéger alors que je demandais aux autres de l’ouvrir.
Je me pardonne de ne pas avoir été responsable de moi-même en voulant être responsable des autres. Je me suis délaissé(e) au service des autres alors qu’ils ne me demandaient rien.
N’étant pas autonome, ni en sécurité affective,  ma dépendance des autres était une faiblesse. Je me pardonne ne ne pas l’avoir assumé et de l’avoir caché, enfoui afin de ne pas être vulnérable, atteignable.
Je me pardonne mon non accueil, ma non-écoute, ma non tolérance, ma non expression. Je me pardonne ma propre croyance sur la perfection divine, celle de croire que je devais être parfait(e) pour recevoir à mon tour de l’amour. Tout cela n’était qu’illusion pour me ramener à la réalité.
Je me pardonne de ne pas avoir su me protéger, me défendre, mettre des limites quand cela était nécessaire. 
Je me pardonne de m’être rejeté(e), humilié(e), bani(e), exclu(e), puni(e), flagellé(e), trahi(e), jugé(e), maltraité(e). Je me pardonne de m’être abandonné(e), laissé(e) pour mort(e). 
Je me pardonne d’avoir lutté, combattu contre moi-même.
 
Oui j’ai étais en colère, oui j’ai eut la rage au ventre et parfois envie de mourir, de tuer, de disparaître et que tout cela cesse pour trouver la paix. Oui j’en ai voulu à la planète entière. Non je ne voulais pas revenir.
Je me le pardonne car c’était légitime de ressentir cela quand je comprend d’où je viens maintenant.
Oui je suis triste et suis en désolation devant un monde qui souffre.  Je reconnais mon impuissance et d’avoir essayer de sauver le monde. Incapable d’y arriver, je comprend aujourd’hui que ce n’est pas ma mission.
J’ai compris que tout cela est juste et que je ne me suis pas trompé(e).
Je ne fais qu’apprendre et je fais de mon mieux.
 
Je me pardonne d’avoir perdu la foi car je comprend qu’en réalité cela l’a renforcé.
Je me pardonne d’avoir abandonné ma lumière, mes capacités, ma propre connaissance, l’amour et d’avoir douté qu’il est plus fort que tout.
Je me pardonne d’avoir lutté contre mon exigence, ma sensibilité, mes larmes, mes valeurs. Je me pardonne d’avoir douté ou revu à la baisse mes rêves, mes aspirations profondes, de m’être renié(e), diminué(e), rabaissé(e).
Je me pardonne d’avoir cessé de voler haut dans le ciel et d’être libre d’être moi.
Je me pardonne d’avoir eut peur d’être seul(e) et d’avoir cessé de croire en l’humanité, l’évolution, la croissance.
Je me pardonne d’avoir perdu l’espoir, d’avoir baissé les bras.
Je me pardonne de ne plus avoir eut l’envie.
Le coeur n’y était plus.
 
Le doute est venu pour tester ma foi, mon engagement.
Le pardon me permet de la retrouver. Encore plus fort qu’avant. L’absolue.
 
Merci”
 
Adeline Ferlin
Tous droits réservés©Adeline Ferlin-avril-2019

 

Je me pardonne
Fermer le menu

et, in ut Donec adipiscing pulvinar mattis ut