Ancré ou pas ancré?

Ancré ou pas ancré?

Nous sommes tous ancrés.

Nous incarnons toutes et tous la version de nous la plus développée, celle où nous sommes à notre max de notre propre évolution. C’est le point GPS qui nous indique notre position exacte de là où nous en sommes dans notre processus de développement sur notre chemin évolutif.

Ce qui a déjà été déjà parcouru et ce qui reste à parcourir: ce qui a déjà été vécu, expérimenté, appris, transformé et acquis est ancré en chacun de nous et quand nous nous réincarnons nous revenons avec. Quand nous revenons sur Terre, nous revenons systématiquement avec nos racines du passé qui sont plus ou moins profondes en fonction de ce qui a déjà été vécu. Rien ne se perd, tout se transforme dans le sens évolutif du terme.

Notre développement personnel étant progressif, il s’acquiert et s’enracine au fil de nos incarnations. Ainsi, dans notre croissance perpétuelle, ce que nous avons déjà développé est par défaut enraciné et ancré, ce qui est en cours de développement est en cours d’enracinement et d’ancrage et ce qui ne l’est pas encore n’est pas encore enraciné et ancré.

Nous ancrons nos racines grâce à l’expérience et la pratique d’un nouveau mouvement jusqu’à ce qu’il devienne un nouveau réflexe.

Nos racines actuelles représentent l’ensemble du chemin parcouru depuis le début de notre processus de croissance c’est à dire depuis notre création. Ce chemin parcouru s’est enraciné en nous et nous revenons avec.
Elles s’arrêtent et reprennent leur poussée exactement là où l’âme en est exactement dans sa croissance.
Ainsi une racine n’est jamais mauvaise et ne s’arrache pas. Elle se prolonge et continue son parcours toujours pour s’améliorer.
Et chacune de nos évolutions supplémentaires s’enracinera dans la continuité et la suite logique de ce qui a déjà été réalisé jusqu’alors.
Une nouvelle racine n’efface pas celle d’avant. Elle la transmute et elle trouve son inspiration à chaque fois en l’ancienne.

Aller plus loin et plus haut revient à aller plus en profondeur en allant chercher une « meilleure » version de nous-même. C’est le seul moteur pour continuer de grandir. Une ascension se fait par l’enracinement et l’enracinement n’est possible que par la pratique qui peut aller jusqu’à la maîtrise qui n’a rien à voir avec la perfection.

Par défaut, nous incarnons tous dans la matière la dernière version de nous-même avec ses avantages et aussi ses limites qui sont là pour conscientiser et définir nos axes de progressions à venir.

La version la plus actuelle de nous-même est à regarder de près et à accepter en toute humilité pour en déceler les améliorations que nous pourrions apporter, les modifications et les rééquilibrages nécessaires.
Qu’elle plaise ou déplaise à nous-même ou aux autres, elle est le reflet exact de notre présent, de notre actualité et de notre réalité.  Elle représente le point de départ de toute avancée.

Même si nous aimerions être ou faire différemment et opérer des changements au plus vite et souvent, dans l’urgence, cette version de nous étant la plus ancrée, elle est aussi la plus naturelle et un réflexe. C’est souvent plus fort que nous. C’est tellement ancré qu’il est toujours difficile de le modifier par un autre réflexe automatique. Ce serait super mais ce n’est pas réaliste. Il est important de comprendre qu’il s’avère impossible d’arracher, brûler ou faire disparaître nos racines actuelles et de croire qu’il est possible de les remplacer d’un coup d’un seul parce que l’on n’en veut plus.
On peut toujours tenter de le croire et d’essayer parce que cela nous arrangerait bien, mais beaucoup réalisent que rien ne change vraiment, car rien n’a été ancré dans le sens ici pratiqué. Rien ne s’est enraciné.

Il ne suffit pas de conscientiser la nécessité d’un changement et de croire que tout pousse tout seul sans faire d’efforts, telle une graine jetée en pâture et non cultivée. Si ce qui est semé n’est pas cultivé, rien ne pousse et ne s’ancre réellement. Cela restera à l’état d’une pensée, d’une intention, d’une envie, d’un choix, d’une conscience, d’une compréhension, mais sera loin d’être suffisant. C’est bien de dire mais c’est mieux de faire, de commencer et de s’entraîner. C’est la définition de l’ancrage.
Combien me disent : « Je sais pourtant, mais je n’y arrive pas. Que dois-je faire ? Je ne comprends pas pourquoi je n’y arrive pas, pourquoi rien ne change ». Pensant que savoir se résume à conscientiser une évolution et suffit au changement et surtout à incarner celui-ci permet de revoir sa copie sur ce que signifie réellement « savoir ».
Non, loin de là.
Savoir à l’échelle de l’âme signifie « censer le faire et l’incarner« . Beaucoup se sentent donc en échec réalisant qu’ils n’y arrivent pas et se remettent en question alors qu’en réalité cela s’avère totalement logique. Ils ont bien la graine entre les doigts, mais ne la cultivent pas. Ils voudraient y arriver sans trop d’efforts. Ils voudraient surtout que ce soit rapide et ne réalisent pas ce qu’implique réellement un changement, une transformation, une mutation. Ils veulent du résultat de suite. 
*Petit aparté : dans la spiritualité et le domaine du bien-être, il est courant de vendre la « magie » du rapide, du fulgurant d’où le réflexe et l’élan naturel d’aller le chercher là où on pense le trouver « facilement ». Avec le temps, force est de constater qu’au-delà d’acheter et de consommer son « ancrage », il sera nécessaire de revoir sa copie sur ce que signifie l’ancrage et ce que cela impliqué réellement. c’est une ititiation que de passer par là au préalable pour un jour remonter ses manches et se mettre au travail.

La magie de l’ancrage est celle de l’effort sans relâche jusqu’à arriver à le faire, à poser les actes en alignement avec ce qui a été décidé comme progression.

Le non-ancrage représente donc par définition, une version de nous en mode « projet » qui n’a pas encore été travaillée (ou pas assez) ni assez cultivée pour l’amener à terme.
Pour permettre le développement de ce projet et qu’il prenne forme dans la matière, il va falloir redoubler d’efforts, de pratique, de persévérance, d’entraînement, de régularité, de discipline, de répétitions et se réconcilier avec le temps nécessaire et dont nous avosn besoin qui sera à l’échelle de ce qui a été entrepris.

Passer de la version « x » de nous-même à une version plus évoluée de « x » qui sera donc « y » va demander un travail sur soi conséquent. C’est la seule façon d’y arriver selon moi. La matière sert justement à matérialiser et réaliser son évolution et non pas à la projeter. C’est tout le sens de la création.

La Terre est avant tout un lieu de pratique et de nouvelles créations qui explique toute sa puissance et sa force au service de l’évolution. C’est bien ici bas que cela se passe et pas en haut. C’est loin d’être une énergie basse, bien au contraire car c’est grâce à elle que nous nous élevons, que nous progressons. Ne la sous-estimons pas.
De plus, nous ne travaillons pas les mêmes choses en même temps ce qui explique les différences de vie, des chemins vécus et son propre rapport à la vie quant à sa compréhension et sa façon de l’aborder, de la vivre. C’est aussi pour cela qu’il est important d’apprendre à ne pas comparer les versions des uns et des autres et ce que nous sommes venus travailler individuellement. C’est du sur-mesure pour chacun de nous.

Le niveau d’efforts requis est proportionnel et cohérent avec ce qui demande à être travaillé, transformé.

Tant que les nouveaux mouvements ne remplacent pas nos réflexes actuels et ne sont pas encore devenus nos nouveaux réflexes et notre nouvelle normalité, il est tout à fait logique de dire que nous ne sommes pas encore ancrés ou totalement ancrés dans cette nouvelle version de nous-mêmes. En cours de construction et de réalisation on peut même parler d’ancrage partiel ou en cours avec des degrés d’avancées. Nous y travaillons et c’est un chantier de longue haleine d’où l’importance de s’encourager et de se soutenir dans l’effort et la capacité, non des moindres, de voir les petites victoires qui mènent à la grande.
Il est important d’oser mettre des nuances dans sa progression et de savoir s’évaluer dans son travail et sa construction. Au départ c’est le plus difficile et puis nous devenons de plus en plus à l’aise, comme tout dans la vie. Quand les réflexes s’inversent et nous demandons comment nous faisions avant, c’est souvent bon signe. Des situations extérieurs permettent d’effectuer cette auto-évaluation pour simplement voir la progression et s’encourager.

Un pas de plus est toujours un pas de moins à faire. 

Ce n’est donc pas tout blanc tout noir, ancré ou pas ancré. C’est une question ici de savoir si entre ce que je dis et ce que je fais ici et maintenant je suis aligné et en raccord ou en cours de raccord en m’exerçant.
Si je suis aligné alors je suis ancré et si je ne suis pas aligné alors je ne suis pas ancré.
Il y a toujours une part de nous qui est ancrée et une autre pas encore. Il n’y a rien de culpabilisant, de bien ou de mal ici.

Nous sommes tous égaux dans ce processus. Aussi disparates soient-elles, nous incarnons toutes et tous nos versions les plus abouties qui atteignent un jour leurs propres limites. Se sentant coincé et bloqué dedans, cette sensation nous indique le chemin de l’amélioration et donc de l’effort. Et réconcilions-nous avec le simple fait que nous ne pouvons incarner et enraciner ce qui n’a pas encore été exercé et pratiqué. L’idée n’est pas de devenir parfait mais de se perfectionner. 

Adeline Ferlin

Lien vidéo sur ma chaîne Youtube « Ancré ou pas ancré?

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