S’aimer d’amour inconditionnel

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Le seul apprentissage de la spiritualité, de la vie est l’amour de soi pour pouvoir aussi aimer l’autre et trouver ainsi le juste équilibre. L’initiation spirituelle est une transmission de la création à notre âme, son enfant, pour lui apprendre l’amour, le véritable, celui de s’aimer profondément et cela indépendamment de nos qualités et de nos défauts, indépendamment de l’affect aussi.

L’amour inconditionnel n’a rien a voir avec l’affection, les sentiments. Il est le droit à l’existence, à la différence, à l’unité. C’est la existentielle, le socle. Puis s’ajoutent sur ce socle, en fonction des affinités et des rencontres, l’affection, l’attachement. C’est autre chose. C’est en plus.

Au fil de son parcours l’âme va être confrontée à ses leçons d’amour existentiel. Elle va être blessée, aimée…elle va au fil du temps comprendre ce qui relève de l’amour grâce à ce qui n’en est pas.

L’amour inconditionnel, s’aimer de lui implique d’appliquer avec soi-même ce que nous avons appris de nos blessures et donc de nos leçons existentielles. Se respecter, ne pas se trahir, ne pas être injuste avec soi-même, être juste avec soi, être bienveillant, jamais humiliant, ne pas se rejeter, s’accepter donc tel que nous sommes dans notre intégrité. cela signifie de ne jamais plus s’abandonner. Cela implique de nous soutenir, nous accompagner, croire en soi à chaque instant. Un peu plus chaque jour jusqu’à que cela devienne naturel, quotidien, ordinaire.

Nous portons toutes et tous en nous une blessure profonde qui nous parasite encore. Chaque blessure a son impact et génère des croyances tout autant profondes sur nous. Chaque blessure qui nous conditionne encore est du plomb qui nous fait mal et qui n’a pas été encore transformé en ornement en amour. Lors de l’éveil spirituel il est réveillé volontairement pour finir le travail.

Le monde de la dualité est régi par le bien ou le mal donc le jugement. La culpabilité terrienne vient du jugement. Le jugement est la conséquence de l’ignorance de l’unité. C’est bien ou mal.

Nous en sommes souvent terrifiés nous vieilles âmes. Pourtant nous sommes souvent les premiers à le faire avec nous même. Nous pensons alors fortement que la seule issue afin d’éviter tout jugement d’autrui et ainsi être aimé et reconnu à notre juste valeur est d’être parfait.

Nous ne savons pas encore à ce moment là que la perfection divine c’est notre chemin, donc un moyen à notre disposition. La perfection est un moyen non la finalité. Elle est au service de notre finalité, nos aspirations profondes.

Le paradoxe est que plus nous nous éveillons, plus nous croyons que nous devons être parfaits et dignes de “quelque chose”…Comme sur le plan de l’unité et de l’âme nous parlons de perfection divine, nous réalisons toutes nos imperfections sur le plan terrestre.

Plus nous nous approchons de la lumière, plus le sentiment de devoir être parfait, et/ou de culpabiliser de ne pas l’être se faire alors ressentir. Voir les choses ainsi c’est les voir avec l’exigence mentale, issue de la dualité.

L’exigence du cœur c’est tout l’inverse, c’est justement apprendre à tout aimer chez nous, aussi bien nos perfections que nos imperfections, nos forces et nos fragilités, nos atouts et nos faiblesses. S’aimer c’est s’aimer tel que nous sommes aujourd’hui. Accepter, accueillir et cueillir tout de nous. Parce que c’est la vérité et rien ne peut y changer. Aimer notre reflet, notre vérité du moment. 

S’aimer demande un réel travail d’identification de notre personne dans son intégralité. Cela suggère d’apprendre à se connaître avant tout. Pour nous aimer nous devons savoir qui aimer. C’est un long cheminement intérieur de prise de conscience qui passe par différentes phases. L’objectif est d’arriver à se voir tel que nous sommes afin de discerner ce qui relève de notre nature véritable et de nos conditionnements. Prendre conscience de tout cela nécessite des nettoyages et la libération de certaines mémoires, plus ou moins ancrées et récentes, qu’elles soient cellulaires, énergétiques ou karmiques. Nous y verrons plus clair en nous déchargent de ce qui est inutile aujourd’hui, en transformant ce qui nous est utile pour continuer notre route. Il deviendra de plus en plus possible de mener le bon combat en changeant ce qui est possible de changer pour évoluer et en lâchant prise.

Il sera important de discerner ce qui relève de notre responsabilité ou pas. Nous devrons apprendre à faire la différence entre ce que nous pouvons changer et ce que nous ne pouvons pas changer. Ce qui relève de notre libre arbitre et ce qui n’en relève pas. Nous ne sommes pas responsable des autres comme personne n’est responsable de nous.

Le discernement permet de nous recentrer sur nous-même et d’identifier notre quête, notre mission d’âme. Nous savons qui nous sommes  et tout ce qui nous en éloigne. Tout ce qui nous en sépare est le “non-amour” que je dois transformer en “amour”. Quand nous savons ce qui nous conditionne, ce qui nous sépare de nous, nous avons trouvé notre cap et nous savons où mettre notre énergie. Nous devenons des alchimistes. Ainsi nous mettons en place notre plan d’attaque, ou plutôt notre plan d’amour. 

Tous droits réservés©Adeline Ferlin-2019

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