L’attente

L'attente génère souffrance et déception, frustration et reproches

Parfois il arrive que nous attendions des autres et de certaines personnes en particulier des mouvements, des actes, des mots envers nous-même. Parfois nous restons dans cette attente qui peut ne pas être comblée ni assouvie. La déception est là, palpable. Voir bien plus. Il y a des déchirures en nous bien réelles et qui nous font souffrir.
Parfois nous tombons dans le reproche de ne pas recevoir ce qui nous manque le plus. Nous ressentons une forme de souffrance due au « manque » et qui quand on prend du recul permet de mettre en lumière ce que nous aurions aimé, apprécié, voulu, ce dont nous avions envie, besoin…
 
Nos réactions peuvent être différentes en fonction de qui nous sommes, de là où nous en sommes dans notre propre développement et compréhension. Mais pas que. Cela dépend aussi du moment, de la personne, du contexte, du niveau d’affection, etc.
Certains se sentirons alors coupés, privés, non entendus, incompris, insatisfaits, frustrés, tristes, en colère, pas importants ni précieux au regard des autres et de certaines personnes spécifiquement, n’en valant pas la peine, pas aimés ni désirés, délaissés, punis, ne pas être « aimable » ni à la hauteur, ni assez bien…etc.
Picto seul - pour fond gris et or

Se regarder en face

– Et toi qu’est-ce qui te manque le plus?
– Et toi es-tu capable d’offrir à l’autre ce qui te manque?
– Es-tu à la hauteur de ton exigence?
=> Parfois oui et parfois non.
=> Cela demande d’être juste en regardant ses propres mouvements dans la vie au delà des intentions et des mots.
=> Être honnête est une qualité requise dans ce moment de bilan sur ce qui nous manque tant et qui nous fait tant souffrir.
=> C’est aussi le moment d’être juste avec soi, de se regarder en face et de s’avouer ce que nous sommes capables d’offrir aux autres comme ce que nous ne sommes pas encore capables de donner.
=> On peut ressentir de la gêne, de la honte, de la culpabilité, de l’orgueil face à nos propres non mouvements que nous attendons tant des autres mais que nous même nous ne faisons pas. La vie nous remet à notre juste place. Parfois cela est difficile à accepter mais à ce stade là c’est la seule solution possible pour être dans le vrai et évoluer sinon tout est faussé.
Picto seul - pour fond gris et or

Quelques pistes de réflexion

  •  Comment reprocher à l’autre ce que toi-même tu ne peux lui offrir?
  • Tout ce que tu sais offrir, apprends à te le donner à toi-même puisque tu as la ressource.
  •  Et si l’autre ne te donnait pas ce que tu attends de lui parce qu’il ne peut pas, ne sait pas encore le faire? Et si tu essayais d’accepter que ce n’est pas à cause de toi, que tu n’es pas à l’origine de ce non don? Et si tu changeais ton point de vue sur eux?
  •  On ne peut pas selon moi être en manque de quelque chose que l’on ne connaît pas déjà. Donc tout ce qui te manque signifie que tu en connais le bénéfice, l’importance, la valeur. On ne souffrirait pas de ce manque si cela n’était pas si important, voir existentiel. Cela permet de savoir ce qui est vital et essentiel.
  •  C’est peut-être le moment d’apprendre à ne plus attendre des autres ce que toi-même tu sais donner et aussi d’apprendre par toi-même ce que tu ne sais pas encore donner. L’attente génère souvent de la souffrance et une forme de reproche plus ou moins assumé. N’est-ce pas la clé pour stopper cette souffrance? Cesser de ressentir ce creux en nous?
Tous droits réservés ©Adeline Ferlin – Juin 2022
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