Quand on touche sa partie sombre, il est archi faux de croire que l’on perd sa lumière. C’est une illusion.
Quand la vie choisit de mettre en lumière notre plomb, elle choisit de nous montrer l’origine de notre prochaine évolution pour s’élever. À ce moment-là, toute personne qui le vit ne voit que lui. Cette étape dans le cycle de transformation annonce la fin et le début, car les 2 sont indissociables. Mais on a beau de savoir et le comprendre intellectuellement cela n’empêche que la seule sensation à ce moment-là est que tout le reste disparaît, s’évanouie comme si on les perdait à jamais. C’est en réalité une méconnaissance du cycle de transformation.
Qui ne m’a pas dit :
« J’ai perdu ma lumière, ma joie, mon énergie, l’envie… Je déprime, sombre, je ne vois que l’ombre, je n’ai plus goût à rien, je suis épuisée, j’ai peur de déprimer… Je sens que je vais m’effondrer…. Et la fameuse question : c’est quand que ça s’arrête ? Ça va vite passer ? Je ne tiendrais pas longtemps comme ça, je veux retrouver ma joie, ma lumière. »
État d’urgence enclenché !
Imaginez bien la complexité de devoir dire à toute personne qui le vit ce qu’elle ne veut pas entendre non pas qu’elle est dans le déni juste parce qu’elle ne sait pas encore de quoi elle parle et que ce n’est que le tout début de la fin d’une version alors qu’elle ne souhaite que l’arrivée et être déjà à l’étape finale. Cela explique la nécessité de s’initier à l’art de la complémentarité et du cycle de guérison, car avant une arrivée et un chemin à parcourir il y a un départ.
C’est un zoom, un focus sur une partie de soi si demande à être transmutée. « Pourquoi elle ? Parce que sans elle, tu ne vas nulle part ».
Ainsi, on ne perd pas sa lumière, mais on fait une plongée immersive dans tout ce que l’on a enterré, caché, enseveli… Cela revient à faire de la spéléologie. Dans ces moments-là, on ne voit pas la lumière du jour. «
Ce n’est pas parce qu’à ce moment-là, tu ne vois plus la lumière du jour qu’elle n’existe plus là, dehors. »
C’est une exploration de tout ce qui a été fixé en soi dans sa mémoire qui demande à être vu et à sortir. Parfois oublié, renié, relativisé, refoulé… Il est temps de poser son regard sur lui. Plus l’évitement se fait, plus il pousse pour émerger à la surface.
« Regarde-moi, j’ai des choses à te dire, tu as besoin de moi pour la suite. »
Pourquoi maintenant ? Par logique et bon sens.
Quand on souhaite évoluer, progresser, avancer et en fonction de ce que l’on a envie d’atteindre, il va bien falloir aller chercher les leviers qui le permettront. Et ce levier, c’est ce plomb, car c’est à partir de lui que tout part, démarre.
Le lien à faire entre une aspiration à vouloir atteindre et le plomb est selon moi une évidence et explique tout.
« Tu veux aller là, tu ne veux plus ceci ou cela, tu aspires à cela ou à ceci ? Pour cela, il te faudra aller explorer des zones inexplorées qui te sembleront si sombres au début que tu n’y verras aucune lumière, mais tu finiras par comprendre pourquoi je te dis tout cela quand tu y seras et trouveras dans l’ombre la lumière. »
De plus, un autre facteur intervient dans ce processus.
Vivre en luttant pour retenir ou contre ce plomb qui pousse pour sortir au grand jour va avoir des conséquences. En plus de tout faire pour empêcher souvent inconsciemment ce moment, on continue, persévère et signe pour continuer de stocker, d’encaisser, censurer et accumuler beaucoup et bien trop de choses en plus. Cela explique aussi le poids bien trop lourd à porter.
Ce passage en force signifie vouloir remplir une boîte déjà pleine à craquer que l’on ne peut plus fermer.
On lutte, on s’acharne, on résiste et surtout, on insiste pour tenir et y parvenir.
« Mais elle va se fermer cette boîte non de Dieu !!! »
Si vous saviez tout ce que l’on entasse… La capacité de l’être, de l’âme à stocker. Non peu le réalisent et trop en abusent. Mais comment le savoir sans en toucher la limite et constater dans quel état cela nous met?
Cela devient presque la seule obsession : que tout rentre et passer à autre chose. Zou !!!
Quand plus rien ne rentre, l’effet inverse se produit. Tout explose !
Ainsi, le système interne de gestion de stockage s’effondre et ne répond plus et en plus, on est à bout et épuisé.
On craque, on perd le contrôle, on est à bout, on a juste envie d’abandonner, de tout arrêter. On se sent impuissant et on a l’impression que l’on a plus le choix que de devoir y aller. Presque forcé, c’est bien souvent à contrecœur et contre sa propre volonté. Beaucoup se sentent offensés et le vivent comme une injustice de leur infliger cela. Ils sont en colère contre la vie pensant qu’elle les freine alors qu’en réalité elle leur offre l’opportunité d’aller plus loin, plus en profondeur pour justement aller plus haut.
Adeline Ferlin – Avril 2026
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