icône accompagnement spirituel Adeline Ferlin, Toulouse

Pré - requis pour l' ' initié

Cela suggère de croire au principe de réincarnation. Le cycle d’une vie s’intègre dans la suite logique et dans la continuité d’un cycle global plus grand qui représente l’ensemble des incarnations ou plus simplement la somme de toutes nos vies jusqu’à l’actuelle. Se limiter à une seule existence limite les zones d’exploration et les réponses à nos questions existentielles. Essayer de tout expliquer à l’échelle d’une vie est selon moi une approche partielle et incomplète qui atteint sa limite un jour ou l’autre.  Quel que soit le domaine ou la science, l’approche, la méthode ou la théorie, j’ai souvent eu cette sensation qu’il me manquait quelque chose. Sans le conscientiser,  je cherchais la complémentarité dans un monde qui semblait en apparence en opposition et qui ne cessait de diviser et séparer alors qu’en réalité tout est relié. C’est un grand ensemble. Rien n’est séparé. Quand j’ai discerné l’illusion de la réalité, j’ai ressenti la paix en moi. Ce qui peut paraître imbuvable et fou pour certains est devenu pour moi cohérent et juste.

Pour aborder ce programme d’alchimiste en pleine conscience, l’initié passe par des phases différentes.  Par nature différent et unique dans sa normalité car la normalité n’existe pas, le sensibiliser sur certains pré-requis au préalable peut parfois aider pour la suite. Donc si je puis me permettre, voilà ce que je suggère d’essayer de faire et/ou se rappeler face à certains réflexes : 

  • Ne jamais comparer son chemin, ses difficultés, ses épreuves, ni ses aspirations à quiconque. Chaque âme et chemin sont uniques ( notion d’unicité) et demandent à être appréhendés individuellement.
  • Tout se fait progressivement, au rythme de chacun. C’est une approche progressive et non instantanée qui demande du temps, de la patience et de la persévérance. C’est un processus profond, existentiel. La finalité est d’y arriver et non d’aller vite. La difficulté est ici de tenir la distance. C’est un marathon et pas une course.  
  • Vigilance particulière à la sensation de “subir ce processus”. C’est la conséquence de la non acceptation de la complémentarité. Vouloir guérir ou atteindre des états sans accepter ce que cela implique ne fera qu’accentuer la difficulté de l’expérience.
  • Se réconcilier avec le temps car il est notre allié. c’est lui qui s’adapte à nos besoins réels et au temps dont nous avons besoin pour passer chaque étape du processus.
  • La difficulté vient de la nouveauté et n’a rien à voir avec la capacité. Il y a une confusion ici avec la rapidité. Il est faux de croire que la capacité est le fait d’y arriver vite, facilement et sans difficulté. La capacité n’est pas le résultat de la rapidité. 
  • Plus il y a de l’affect, plus c’est confus et plus nous souffrons. Il est légitime d’être plus en difficulté et de se sentir moins “capable” quand il y a de l’affect. Les enjeux ne sont pas les mêmes. Quand on apprend on commence par le plus facile et accessible et progressivement cela se corse. Le niveau monte et la confiance en soi aussi pour aborder les sujets les plus “complexes” et “douloureux”.
  • On ne régresse donc jamais. Cette sensation vient souvent quand le niveau d’affect et de difficulté monte. Ce qui est acquis reste car acquis, cela ne se possède pas. Il est le fruit de l’expérience, on ne peut donc pas le perdre ou en être dépossédé.
  • Tout se fait naturellement. Le passage en force ne fonctionne pas.
  • Nous ne contrôlons pas comment la vie va s’y prendre dans la matière pour cette initiation et sous quelle forme cela va se présenter. Le lâcher prise viendra dans la foi en elle sans chercher à savoir où, comment. Elle nous demande de vivre pour savoir. 
  • C’est un travail progressif qui nécessite de la discipline, de la concentration et beaucoup d’entraînement. La répétition est quasi permanente dans la vie de tous les jours. 
  • C’est une initiation qui prend du temps et de l’énergie. Il est totalement possible de rester inerte à ne rien faire sur le canapé et/ou à ne plus avoir envie de rien. Pourtant être dans un travail de prise de conscience permanent et intense. Cela prend quasiment tout notre temps et toute notre attention. Contrairement aux apparences, l’activité et le mouvement n’est pas extérieur car il est intérieur à certains moments clés de ce processus.
  • Le mouvement et le chamboulement est intense et donc intérieur. Ne pas se fier aux apparences extérieures.
  • Il est légitime de se sentir fatigué voire éreinté car beaucoup d’efforts sont effectués à l’échelle de l’âme et de l’esprit. C’est une étape qui nécessite un vrai travail d’observation car tout doit être vu et rien ne doit être oublié. Véritable recensement, global et intégratif
  • Toutes les blessures profondes et existentielles enfouies refont surface pour les aborder et les transformer. C’est déchirant, douloureux et désagréable mais si elles refont surface c’est que nous sommes prêts à les regarder autrement.