La libération de nos mémoires

S’incarner est l’unique moyen pour l’âme de passer de l’ignorance à la conscience, la connaissance. Nous sommes tous sans exception riches de nos expériences grâce à l’école de la vie. Nos vies sont toutes précieuses sur notre chemin d’évolution puisqu’elles constituent peu à peu notre base de données, melting-pot coloré et varié de nos histoires, moments, époques, leçons, épreuves, rencontres, souvenirs, émerveillements, morsures, instants présents, vibrations, états, ressentis…des plus douloureux aux plus merveilleux. Nous explorons toutes les facettes du plus sombres au plus lumineux.

Nous avons la capacité naturelle de stocker sur une « carte mémoire » intégrée en nous l’ensemble du contenus de nos vies, que ce soit la finalité de celles-ci et tous les moyens mis en œuvre pour y parvenir.

Notre mémoire nous permet d’empiler tout ce que nous amassons. Autant de victoires que de batailles. Autant de finalités que de moyens, autant de fruits que de feuilles. Notre âme sait où et comment y accéder.

Dans cet espace de stockage il y a 2 types de données, celles qui ont été traitées et celles qui ne le sont pas encore. parfois nous n’avons pas encore cueilli nos « fruits », nos « victoires ». Nous n’avons pas encore transformé nos pièces en or.

  • Les fruits non cueillis. Toujours dans notre arbre, ils n’ont pas été cueillis et nous n’avons pas pu encore nous en nourrir – Ce sont nos « fameuses dettes karmiques ». Non traitées, elles sont pour le moment inexploitables car n’étant pas encore conscientisée ni transformée elles restent « ignorées ». Partie inconsciente.
  • Les fruits cueillis sont nos récoltes. Nous nous en sommes nourris – Ce sont nos évidences, acquis, capacités, savoirs, évolutions – Partie consciente.

L’âme n’a besoin que des victoires. Nous avons besoin de nos récoltes (fruits-finalités) pour nous nourrir et nous devons nous débarrasser des feuilles (moyens) qui ont rempli leurs missions mais qui ne sont plus utiles puisque la finalité est atteinte. Le travail effectué, tous les moyens mis en œuvre pour y parvenir meurent. Il est donc nécessaire de s’en séparer car c’est encombrant et cela nous parasite. Ils ont accompli leur mission et n’ont plus lieu d’être. Nous n’en avons plus besoin mais nous avons de la gratitude car sans toutes ces feuilles, sans tous ces moyens jamais nous n’en serions là. Nous pouvons nous en séparer afin de libérer de la place. Ils n’existent plus. Place aux nouveaux bourgeons.

Pensez au papillon. Avant de devenir papillon il est chenille. Ce sont 2 états différents. Le papillon née de la mort de la chenille grâce au travail de transformation de la chrysalide. Celle ci est notre SAS, cet espace de « travail ». Tel l’alchimiste dans son laboratoire qui apprend à transformer son plomb en or, nous humain nous apprenons à transformer notre blessure existentielle en amour, nous passons de la dualité à l’unité, de l’obscurité à la lumière.

C’est notre âme qui choisit dans chacune des vies, ce qu’elle va expérimenter, purger et transformer. Elle a un plan et nous guide pour nous y aligner, que ce soit en conscience ou non.

Il y a plusieurs types de mémoire. Qu’elle soit cellulaire, énergétique, émotionnelle, karmique, elles ont toutes du sens et une résonance avec notre vécu, notre réalité. Les corps n’étant pas séparés, une mémoire s’exprime sous toutes nos formes, langages.

Chaque corps est une émanation, une manifestation de nous.

La mémoire peut être stockée depuis plus ou moins longtemps. Parfois la blessure a été vécue voilà bien longtemps et la vie actuelle est dédiée au réveil d’une blessure bien précise pour continuer le travail et le processus déjà entamé. Parfois c’est notre vie présente qui est dédiée à vivre la blessure. Seule votre âme sait ce que vous es venu faire, où vous en êtes dans votre évolution et la tâche sur laquelle elle souhaite se consacrer et se concentrer ici et maintenant.

L’information captée et récoltée dans chacune de nos vies est l’exacte réponse à la demande de notre âme faite avant son incarnation. Et à chaque fois l’information vécue nous traverse sans exception sur tous les plans que ce soit conscient ou pas chez nous Chacun de nos corps portent une trace de notre cheminement, évolution. Nous sommes Un. La mémoire est tout autant Une.

Votre âme porte toute cette mémoire dite « karmique » qui stocke toutes vos données « non traitées » et « traitées » de vos vies antérieures et celle que vous vivez aujourd’hui. Vouloir que le voile se lève et se réveiller , implique le réveil de l’âme et de sa mémoire dans sa globalité. Cela se fait progressivement et tout dépend de notre plan d’incarnation.

N’oublions pas que pour transformer de la données il nous faut de la « matière ». Il y a des vies consacrées à aller la chercher et d’autres à la transformer en or.

Il nous faut beaucoup, beaucoup de vies…les veilles âmes en ont beaucoup ce qui explique des vies dédiées à la guérison « ultime » pour atteindre la pleine conscience.

C’est à quelques mètres du sommet de notre Everest que la paroi est la plus abrupte, la plus raide et que ces instants sont les plus difficiles, les plus pénibles. Les souffrances sont réelles. Les personnes qui font cette démarche de guérison et d’éveil sont souvent très surprises de vivre des moments douloureux en empruntant ce chemin, cet ultime passage qui mène au sommet.

©Adeline Ferlin- 2017