« J’ai peur que les autres croient que je ne suis pas quelqu’un de bien »

 

Les confusions des autres, leurs propres niveaux de conscience  nous bloquent…et nous font bien souvent penser que nous ne sommes pas des bonnes personnes.
En soit ce n’est pas une peur des croyances mais une conscience de ces croyances et des impacts sur nous. La peur est ici de le revivre et de ne pas savoir comment s’en défendre. Oui ce monde juge, interprète et a une part d’ombre, donc d’ignorance. Oui ce monde est injuste et tu ne le supporte plus. Cela t’es insupportable. Tu n’en peux plus.
Oui ce monde interprète et déforme sans cesse ce que tu veux exprimer, te met dans une case, t’enferme, te limite, te fige.
Oui tu es bien différent..mais en quoi? En quoi es-tu différent des autres? Pourquoi ils n’aiment pas ce que je suis?
Qu’ai fait de mal?

Bienvenu(e) dans le monde des confusions. On mélange tout et quand on prend de la hauteur, quand nous nous éveillons, nous réalisons ô combien nous nous sommes emmêlés nous-mêmes. Il est temps de mettre de l’ordre et les choses à leur juste place. Il est temps de faire preuve de discernement.

Tu es différent(e) dans ton système de valeur, dans ce qui est important et a du sens pour toi. Tu sais ce qui compte, ce qui est essentiel. Tu le sais parce que tu en connais la valeur.
Tu es exigeant(e) parce que justement ton système de valeur est élevé et il est à la hauteur de ce que tu offres, donnes naturellement aux autres. Tu souffres de ne pas recevoir la même chose des autres, ce qui alimente un sentiment d’injustice profond. Et moi alors?

Toi vielle âme, toi qui a parcouru le monde et exploré toutes ses facettes. Tu le connais bien ce monde et tu en connais tous les parfums. Des plus agressifs au plus subtils. Tu as conscience de ses réalités. On juge cela est vrai. Tout ce que tu perçois et ressens est vrai. C’est aussi pour cela que tu cherches à savoir pourquoi?
Etre soi dans un monde de confusion n’est pas aisé et pourtant c’est ce que l’on nous demande d’arriver à faire. Nous ne pouvons empêcher la confusion ( ignorance ) des autres)…à nous de sortir de cette confusion et de remettre de l’ordre. A nous de faire preuve de discernement pour survivre.

Quelques exemples en vrac ( il y en a trop pour tous les citer):

– quand je n’ai pas confiance en moi l’autre me dit d’avoir confiance en moi et quand j’ai confiance en moi il me dit que je suis imbus de ma personne, prétentieux(se) ou trop sûr(e) de moi. Comme être prétentieux est catalogué mal je n’ose pas reconnaître ma connaissance, ma richesse. je ne veux pas que l’on pense cela de moi. Moi je veux être aimable et surtout être humble. C’est quoi l’humilité?

– quand je pense à moi on me dit que je suis égoïste ou alors j’ai peur que les autres le croient..C’est quoi être égoïste? C’est demander à quelqu’un de ne penser qu’à lui…à se demander qui est égoïste ici? moi ou l’autre? Comme être égoïste est mal et que je veux être du bon côté alors je ne pense pas à moi.

– Quand je m’exprime et donne mon avis on me dit que je cherche le conflit. Quand je ne vais pas dans le sens des autres, on dit que je suis contrariant(e), emmerdeur(se), pénible…et le mieux c’est que je suis fermé(e) d’esprit…Pourtant je m’empêche pas l’autre de penser et de croire en sa vérité, je dis juste ce que je pense. Je ne cherche pas le conflit ni ne remet en question sa pensée. C’est lui qui le prend contre lui. J’ai le droit de ne pas être d’accord. Ce n’est pas pareil. Alors qui est fermé d’esprit?

– quand on me dit que je dois donner sans attendre rien en retour, j’ai du mal à comprendre comment survivre sans amour à mon tour? Aimer c’est se sacrifier? Faire des concessions en me déformant? on me dit que je n’ai pas le choix. Ah bon?
Ne rien attendre en retour est possible quand tu as appris à être juste et à te donner autant à toit qu’aux autres. Sans cela c’est ce que l’on nomme le sacrifice. Il rend aigri et accentue l’effet d’injustice.

– Quand on me dit que je suis instable et sécurisant(e), je pense que j’ai un problème. Personne ne voudra de moi c’est sûre vu comme cela. Etant naturellement en mouvement et donc en vie, je change et j’évolue. ce qui insécurité l’autre c’est l’impermanence du mouvement, de la vie en moi. quand j’arrête de mouvoir, d’évoluer, je me meurs, je n’évolue plus, je m’ennuie. ce qui est perçu comme de l’instabilité est la vie en toi. Et toi te sens tu instable?

– Quand je constate une réalité, quand je suis factuel(le) on croit que je juge. Non je ne juge pas je ne fais que constater. Un constat: « il n’a pas fait ses devoirs, en ce moment il ne fait aucun effort « est le constat d’une réalité. Un jugement: « c’est mal de ne pas faire ses devoirs, je ne comprend pas qu’il ne fasse aucun efforts, c’est simple pourtant, vraiment c’est nul »

– quand on dit la vérité parce qu’on te la demande est qu’après on t’en veux c’est pas toi qui a dit quelque chose de mal c’était juste ton avis. C’est la personne qui n’est pas encore capable de l’assumer. cesses de te remettre en question….
– quand je parle de mes aspirations profondes, de mes rêves, on me dit que c’est impossible, que cela n’existe pas…pour qui? Lui ou toi? C’est pas parce que l’autre n’y croit pas que toi tu ne peux y croire. rien à voir.

– quand tu dis que pour toi c’est important et que tu es touché(e), impacté() et qu’on te dit mais non c’est pas grave tu te prends la tête ce n’est rien…pour toi c’est important et cela n’a rien à voir non plus avec grave ou pas. ce qui est important pour l’un ne peut pas l’être du tout pour l’autre et inversement.
…..
…..etc….bref des exemples il y en a des tonnes et des tonnes…alors face aux réactions des autres quand tu ressens de l’injustice ou que tu n’ais pas d’accord avec ce qu’il te renvoie sur toi, …saches que c’est toi qui ne doit pas en douter et qui doit être juste avec toi-même.
Toi qui est grand, mature et responsable, tu ne cesses de te remettre en question parce que tu aimes évoluer, grandir…mais entends aussi que tu perds beaucoup d’énergie par manque de discernement.

Tu es le ou la seul(e) à savoir, à connaître la vérité sur toi.
Observes et ressens et tu sauras. Parfois l’autre a raison ou a tord et tu le sais. Sois dans l’humilité et reconnais ce qui est juste. La guidance c’est aussi cela.
Personne ne sait mieux que toi tout ce qui te concerne.
Tout est fait pour t’aider à en prendre conscience.

Alors la barre blanche – croyance, peur, ignorance, confusion…) sur le panneau sens interdit c’est celle de l’autre et comme c’est la sienne et pas la tienne et que la sienne veut te barrer la route, tu la prends et tu l’enlèves pour que tu puisses passer…tu peux c’est ton chemin, il a aucun pouvoir..on le sais bien puisque nous savons que nous sommes impuissants sur le chemin de l’autre hormis le nôtre.

Adeline Ferlin
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