Face à la difficulté

Parfois, sur le chemin, on a envie de silence, de rien, de personne, de ne rien savoir, de ne rien vouloir. Juste la paix et que tout cela cesse. Ne plus se préoccuper de rien ni de personne. Stop, besoin d’une pause.
Parfois on voudrait juste que tout soit plus facile et que tout glisse. Du repos. Plus d’efforts, fermer les yeux et se laisser aller.
Parfois on a juste envie d’arriver, que ce soit la fin. Peut-être est-ce cela la retraite spirituelle.
Fatigué, épuisé on en a simplement marre. Faut dire les choses comme elles sont.
On n’en voit jamais le bout de ce chemin et en plus on a cette forte impression que cela n’aura jamais de fin, ce qui nous rassure dans un sens( côté rassurant de l’infini) et en même tant nous épuise d’avance.
Et quand on te dit « allez tu y es presque mais pas encore » ça te fait tout bizarre à l’intérieur tellement tu n’as pas envie de te l’entendre dire.

L’infini prend ici un tout autre sens. Il faut se l’avouer, dans ces moments là on a envie que ça finisse. Alors l’infini on veut juste qu’il nous fiche la paix aussi…
On arrive quand?…hein dis moi?

C’est difficile de croire en ses rêves et de s’accrocher parce que c’est si long pour y parvenir que plus nous nous en approchons plus cela devient interminable.
Le silence s’installe…on s’est écouté et on se sent mieux.
Puis on se dit qu’on a pas fait tout ça pour rien quand même…
Alors on soupire.
On le sait au fond de nous que tout est juste et tout le tralalalalalala spirituel…mais parfois il faut se l’avouer, même cela on a pas envie de l’entendre.
Parce qu’à ce moment là on a envie de silence et qu’il soit respecté de toute part.
C’est aussi cela s’aimer.

©Adeline Ferlin- 2018