L’acceptation & le lâcher prise

L’acceptation est nécessaire pour vivre l’Amour inconditionnel envers soi-même et les autres. Elle est essentielle pour arpenter le chemin de notre vie en pleine conscience. Sans cela, le voyage intérieur n’a pas de sens. Comment choisir la guérison si nous choisissons de refuser le chemin proposé pour y arriver.

En l’acceptant nous nous donnons le droit de vivre et d’accueillir notre vie telle qu’elle l’est et pas comme nous voudrions qu’elle soit. Notre vie est ce qu’elle est, que cela nous déplaise ou non. Il y a des événements, des situations, des choix, des rencontres, des vérités que nous ne pouvons changer, renier, rejeter même si nous ne sommes pas d’accord, même si c’est douloureux, injuste, difficile et même si nous ne comprenons pas pourquoi et que cela nous échappe. C’est ainsi que nous respectons ce que nous devions exactement vivre. Même si cela doit nous faire mal. Il est difficile d’accepter la réalité et les choses telles qu’elles sont. Cela revient accepter la vérité, et donc la lumière.

L’acceptation ne signifie pas « attendre de la vie que », mais « accueillir ce que la vie nous donne » même si cela ne correspond pas à nos attentes, nos projections, ce que l’on aimerait bien et nous arrangerait ici et maintenant. Cela ne veut pas dire que cela ne nous arrivera pas. Il n’y a aucune certitude et tout est possible. L’acceptation est au service de l’instant présent uniquement. Le passé n’existe plus, le futur pas encore. Ainsi accepter la réalité nous permet de nous situer dans l’instant présent et d’agir en connaissance de cause.

L’acceptation est régie par ce que l’on nomme dans le plan de l’unité, la loi de la perfection divine. Celle-ci consiste à tout accepter. » Tout est parfait, il se passe exactement ce qui devait se passer au bon moment ».

Elle est la volonté divine de l’âme. Selon ce principe, même si il y a souffrance au niveau humain, c’est parfait sur le plan de l’âme. Aborder ainsi les choses ne cautionne et ne justifie en rien les atrocités de ce monde, mais plutôt de les accepter comme faisant parti du plan divin. Nous sommes dans un monde de dualité et nous devons apprendre à accepter le bien et le mal. En tant qu’être incarné nous avons à nous réconcilier avec cette réalité. Nous sommes composés d’ombre et de lumière. Il nous est demandé d’accepter et d’intégrer profondément cette dualité pour cheminer vers l’unité. L’unité consistant à reconnaître nos 2 opposés il est fondamentale de l’intégrer lorsque nous sommes sur le chemin spirituel.

Le piège est que nous avons tendance à croire et à concevoir l’éveil comme un état de pure lumière où l’ombre n’existe plus. Mais quand nous sommes incarnés nous ne devons jamais oubliés que nous sommes sur terre et donc confrontés à la dualité parce qu’elle fait aussi parti de nous, quoiqu’on en pense et qu’on en dise. Cette loi rejoint le désir de l’âme qui est de se reconnecter avec sa part divine dans un premier temps pour vivre sa divinité incarnée sur la terre, plan de la dualité, dans un second temps.

Il est essentiel de préciser ici qu’accepter ne signifie en rien comprendre ou être d’accord avec la situation.

L’acceptation se fait au fil du temps et du voyage. Elle se pratique comme tout le reste.

Il nous faut bien commencer et essayer 🙂 car rien ne sert de s’emballer. Autant dire les choses telles qu’elles sont. Cela prendra du temps. Acceptons que nous avons besoin de temps pour apprendre et cessons un peu de lui rejeter la faute.

Nous pouvons appréhender les étapes mais nous ne savons pas à quoi elles ressembleront ni quand elles se manifesterons.

Nous pouvons passer du temps à étudier pour connaître toutes les grandes lignes de notre vie, lire tous les bouquins et écouter toutes les conférences sur la spiritualité ou aller voir autant de médiums que nous voulons pour savoir de quoi est fait demain. Nous pouvons réciter par cœur les grands principes et les étapes du processus d’éveil et en connaître toutes les théories …mais rien ne remplacera l’expérience et le vécu. Nous ne savons pas ce que cela est vraiment avant de le vivre. Et nous ne saurons jamais ce que la vie nous réserve avant de le vivre.

Ainsi en connaître la trajectoire ne nous dit en rien comment nous allons nous sentir et réagir pendant ce voyage. Pourtant en cela réside l’essentiel, le nectar de ce que la vie nous enseigne.

Le lâcher prise prouve dans nos actes l’acceptation de la réalité. Il est l’opposé du « contrôle ».

Nous n’avons pas le choix face à nos épreuves et ce que le vie nous réserve. C’est vrai. Nous avons le choix de l’accepter ou de le refuser. Libre à nous. Quand nous refusons une réalité, une vérité, nous luttons et nous le vivons mal. Nous qui avions le contrôle, comment cela a t-il pu nous échapper? Il est hors de question que la vie gagne et ai le dernier mot. Nous  avons des attentes et quand la vie ne répond pas à nos attentes nous allons tout faire pour corriger le chemin et obtenir gain de cause. Nous nous battons contre notre propre vie. Nous sommes dans la confusion. Nous nous égarons, pensant bien faire en adoptant la bonne posture.

Quand nous acceptons ce que la vie nous donne, même si ce n’est absolument pas ce que nous voulions, nous ne luttons pas contre elle. Nous nous posons des questions pour comprendre ce qui se passe vraiment et le sens de ce refus. Nous ne faisons rien pour modifier cette réalité car nous savons que cela se sert à rien de lutter et de changer ce qui est puisque c’est. Nous cherchons la réponse et nous la trouvons toujours au bon moment pour pouvoir rebondir et reprendre notre chemin, celui qui est parfait pour nous.

Rien n’est définitif ni figé. Tout est possible. C’est une histoire de synchronicité et de bon timing. Nous pouvons sentir des choses et que ce ne soit pas le bon moment et qu’avant je dois passer d’autres étapes. C’est souvent le cas. Il est très difficile d’accepter que pour atteindre et obtenir quelque chose de précieux et qui compte pour nous nous devons passer par un parcours initiatique.

©Adeline Ferlin- 2017